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Holodeck Records

Mirages au futur verre​-​brisé

by Automelodi

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1.
Les fossiles de mirages Vous saluent d’un geste trop fier De leurs fibrilles La poussière vous connaît Retouchant ses motifs d’un vent mauvais Sur le chemin de vos regrets La poussière vous concerne Elle vous suit dans les Moindres ruelles, jusqu’à Vos médiocres hôtels La poussière particulière Et telle une sérénade Par la fenêtre vient Dormir sur vos effets La poussière sans frontières Sans frontières Le désert égalitaire Faute d’apocalypse Un autre été arrive porté par les nuages Et soudain vous rappelle l’Exode … et le passage des sauterelles (La poussière vous prévient) Et si la langue indifférente du sirocco Étouffe une à une les chandelles Et même passée l’heure bleue Du matin gris, aigri du rose Purgé du ciel La poussière vous déteint Observerez figé Au milieu d’une rue ensablée Ce qui devient Le crépuscule... réitère Le sac de l’aventure toujours vide Traîne telle une peau morte Sur votre flanc Mais déjà votre peau Est bien morte À l’aube, Vengeur Marseille Quittera le port Avec ou sans votre épiderme Quelle différence Ça peut bien faire? De la poussière
2.
Dans les ruines enchantées Désenchantiers Démobilisé dans Un chaos d’après-guerre Les mensonges sont si neufs Qu’ils peuvent nous faire Danser sur nos galères, Nos erreurs de transfert Dans les stations vaincues Te souviens-tu? Les métros disparus Ne repassent plus Les virages défendus ne Négocient plus Au lendemain passaient Dans les rues pâmées de vapeur… Un ballet de fontaines T’éclaboussait Jusques aux souterraines Suite à les voir courir Les danseurs, de la rame Ultimes sourires Puis, rideaux de métal Le music-hall fugace S’invite chez le souffleur Te souviens-tu? (Aux voyageurs Des voies sans échangeurs Les préposés Aux stations condamnées)
3.
Une vie de voyages incessants Vers des feux rouges, Châteaux brillants Bûcher des désirs d’innocents Brûle un feu rouge Méfie-moi de quoi? Tu me préviens – et je prévois Méfions-nous de soi On se revoit... (Châteaux revenants) Je crois te fuir et je tombe pile Sur le feu rouge, Château brillant C’est un détour qui vous rattrape Sous le feu rouge, château revenant Vouloir éviter les histoires Baisser les yeux, changer trottoir Longer les flots du mauvais sang Où voguent les lanternes rouges Des faux amants Pensons à tout ce qui nous divise Lorsque la nuit s’immobilise Une vie de voyages incessants Vers des feux rouges, Châteaux brillants Une vie de virages indécents Vers des feux rouges, Châteaux brillants
4.
7 bis 03:59
L’aquarium des grandes passions noyées C’est bien fermé la nuit C’est fermé la nuit Le labyrinthe du jardin thermal Aux intestins de buis C’est fermé la nuit Banlieue bourgeoise, mystère Numéro 7bis – Pavillon fermé Trop fermé la nuit Murale trajectoire décrite par Nos ombres en rase-palissades Fermées la nuit L’antiquaire de boîtes à musique Et de Pierrots difficiles C’est fermé la nuit Château-falaise de ruines Lorelei D’où tu m’appelles la nuit ( ) L’hôtel de glace où se casse ton sautoir De perles au moment où L’Insta-came meurt d’hypothermie C’est un peu cher la nuit mais Pas fermé la nuit Le Spiegelsaal, sauf lors des grands bals Or, rares se font les bals C’est fermé la nuit Salle du serveur central Assassin planqué, en principe c’est Fermé jour et nuit Énième étage d’une tour brutaliste Où le piège du monte-charges Se referme la nuit Murale trajectoire des cris que Projettent nos ombres En circuit : Fermé la nuit Encore : Le Navire Night déploie son réseau De résistants tragiques Entrouverts la nuit Juste assez pour que leurs soupirs Se troquent au hasard Comme des balles perdues–abattues Les objets perdus C’est : Fermé la nuit
5.
Faudra du temps, il ajouta Pour ultimement réussir quoi? Faudra du temps… Pour ultimement –réussir (…) Sisyphe pour demain prévoyait Gravir au sommeil des regrets On m’avait dit qu’un jour viendrait L’ange-caravane m’emporterait Vers l’horizon chiromancien Chi–romantique… je n’en sais rien Au fond des larmes désormais L’ivresse des toujours de jamais L’ivresse de jamais cause toujours Face au ravin de vaines années Ta messagère songe-t-elle à rentrer? La messagère devra rentrer Mais il est tard: faudra marcher Où rare soit-elle, aux noirs cheveux La moitié sainte à l’iris bleu? Volatile comme une promesse Cartomancienne, attends: il reste…
6.
Hors d’élan, où j’en suis Notre-Dame des Soucis Fantôme Hors du temps bouge ainsi Notre drame d’insomnie Lent flot Où même les bouées s’abîment Tu rêves dans l’autre pièce Et je ne veille qu’en vain sur toi J’écris d’une autre angoisse Où je ne peux hélas plus rien pour toi Et je voudrais te dire Qu’aucun de nous ne souffrira Je voudrais le dire en vain Mais je ne suis pas encore mort pour toi Antichambre où rancit Notre dérive, tu me dis Fantôme Quand les bouées coulent au fond du fjord Beau langui Notre drakkar d’insomnie entonne Au large un largo pour noyés Les questions de ces nuits Où tu glanes les peurs d’occis Embaument Comment marchander la mort en Or du temps d’agonie Dont tu aimes charger ta vie d’avance? Mais les bouées s’oublient au fond du fjord (Et au fond... En somme je ne veille qu’en vain sur toi)
7.
Goûterez-vous L’art contraire L’eau qu’on teint en noyant les dieux L’ère qu’on peint D’art cancer Du déclin d’orages trop précieux –N’aura bien d’en faire comme tu veux L’aube délivrée par les chaînes De geôles qui n’entravaient que vous Laissera derrière une scène D’une insolence surhumaine Laisserez-vous Vivre d’art du vol Ce dard qui attend, divin Pieux destin À faire les poignards Que certains disent odieux Évoque-t-il l’enfer à vos yeux? Mirage au futur verre brisé Croyez-vous que c’est imprévu? Aux intersections d’art contraire Certains ne verront que des feux Impasses au futur verre brisé Qui pulvérisent les adieux Gloire aux monuments d’art contraire Jamais n’ont fini de tomber Toucherez-vous L’art contraire (...) –En ferez d’en faire comme voudrez Touchez-vous? Toucherez-vous?
8.
Ce hussard qui nous escrime
 N’est qu’un standard qui nous rappelle que
 Le hasard est un écueil
 Comme ton regard est un obstacle et 
Le passé se teste à hanter
 Comme nos souvenirs se détestent 

Auront-ils le choix d’être enfin 
Libres de vaincre leurs vies

 Voici le dernier d’août
 Ensuite je serai certain
 Dans la nuit beige il nous rejoint
 Mais écoute au loin 
Les vagues de soupirs sur la page
 Des réponses à rien
 Useront ta patience et demain…
 Tu sauras (trop loin)

 Ce hussard qui nous décime
 N’est qu’un canon qui récidive 
Au hasard si inconstant 
D’une liaison dérivative mais
 Au soir nous aimions le chant
 Des tourterelles définitives

9.
GNO5 04:47
Cinq rapports éternels 
Des transports déroutés de fiel
 Transgression manuelle

 Une triste histoire différentielle
 Attaché à rebours 
Passager infidèle 
 Qui posait sans discours

 La main sur ton cœur manuel 

Et la lunette arrière 
Déroulait mon regard 
Sans révéler vers quel hier
 Rétrécissaient nos rêves

 De tes pleurs tout le sel
 S’étend pour déglacer 
 Chemin que ta haine renouvelle 
Les revenants font toujours 

 Cortège sur cette allée cruelle

 Aux flammes résistent mes remords 
Les cauchemars qui repassent 
L’impasse où tu roules sur mon corps
 M’attire peut-être encore 

 Et j’étouffe un peu plus 
 Sous le dé-daim de tes gants

 Et dire que nous avions le temps
 De nous perdre autrement
 Aux noces des bouts de ma chandelle
 Je reposerai enfin 

La main sur ton cœur manuel 
Des ailes sur ton flacon de fiel

10.
De lames affilées Visions en formes Au royaume de ses Seules héritières À leurs hôtels D’aluminium À leurs nacelles On les voit perchées Quel métro jusqu’à La voix d’aérostat Que jouent, précieuses Tes lèvres en plongée? Du grand mât D’un vaisseau en voiles Plus noires que l’argent Filtrant via l’Orient Les regards insolents Les regards in-sulants Mais quel ferry vogue Vers ce talon De plexiglas Colosse glissant De toute évidence Tel un iceberg Vers le surplace? Travelling avant Vers le bout du quai Baptême ou noyade D’une feuille vierge Trop bu la brise Morte à Venise De Babels costumées Visions en formes Pour tous les pions tragiques Face à l’impériale Capitale des rêves En forme de cages D’ascenseur vides Mais d’ascenseurs libres

about

Brilliantly combining the art of sound design with unforgettable songwriting, Montréal-based synth-pop duo Automelodi is back with their third full-length Mirages au futur verre-brisé out May 3, 2019. As an established and respected staple of the international community of underground hardware enthusiasts, Automelodi is led by the inspiring studio engineering and magnetic persona of singer/producer Xavier Paradis. Showcasing his master ability to design infectious rhythms, rich bass lines, and brooding hooks, Automelodi expertly crafts a listlessly romantic aesthetic embodied by Paradis’ dynamic voice and eloquent French lyrics. Automelodi’s focus on color and arrangement converges taste and technique, making Mirages au futur verre-brisé deeply engaging for both party-goers and analog synth connoisseurs alike.

Paradis was born and raised in Québec, gravitating towards the sounds of post-punk and industrial music in early adolescence. Inspired by the expanding tonal language of electronic instruments, Paradis fully immersed himself in the vocabulary of drum machines, samplers and synthesizers as his primary tools of composition. By the age of fifteen, Paradis was writing pop songs and dark ballads while developing his vocal style and learning to produce his own tracks. In the mid-’90s, Paradis truly formed his musical identity under the solo moniker Arnaud Lazlaud, recording and playing live for many years in the dense music scenes of Montréal. Paradis’ gifted capacity for melodic expression through complex tones began to blossom and caught the attention of the electronic scenes in the US and Europe. Before long, he was releasing albums on labels like Kernkrach (Germany) and Wierd (New York) and by 2006 he assumed the new alias, Automelodi. Since then his discography has expanded to include full-lengths, EPs and collaborations with artists like Liz Wendelbo of Xeno and Oaklander as the duo Liz and László. Paradis further elevated his poignant compositions with the addition of Dillion Steele on guitar in 2015, resulting in a refined and unique lexicon that continues to evolve.

On Mirages, Paradis has sharpened his creative process and composed an innovative collection of songs with broad appeal and a fundamentally experimental core. Bursts of vibrant textured percussion and effects-driven guitar on “Feux rouges, Châteaux brillants” illustrate the extensive level of detail put into each and every element on the record. The emotional and conceptual palate of each track is carefully articulated with precise instrumental timbre, translating ineffable ideas and giving Mirages distinct character and sound. The luscious string pads and ghostly sound effects of “Angoisses d’Orléac” interplay with layers of sequenced synthesizers, addictive vocal melodies and an explosive energy of bass and rhythm. Friend and collaborator Liz Wendelbo is featured on the ominously seductive duet “Les Métros disparus” elegantly highlighting why these two talented veterans have maintained an international following for over a decade. Paradis’ longevity as Automelodi has enriched the caliber of his work and heightened Mirages to a level of sophistication scarcely achieved in pop music.

Automelodi once again makes a lasting impression on the world of avant-garde synth-pop with Mirages au futur verre-brisé, transcending limitations of genre while creating catchy and compelling art from start to finish.

credits

released May 3, 2019

All songs written by Xavier Paradis, except GNO5:
words by Paradis, music loosely adapted from Satie.
© Automelodi, 2018
Recorded and mixed between 2015 and 2018
chez Madame Roberto, Montréal, QC
Mastered by Harris Newman
Grey Market Mastering, Montréal, QC

Xavier Paradis: vocals, electronics,
percussion, guitar on "7bis," electric bass
Dillon Steele: guitar, luth des glaces

Featuring:
Liz Wendelbo: vocals on "Les Métros disparus"
Julien Fillion: baritone saxophone on "Visions en forme"

Photography, design and layout by Kate Hawes

Special thanks to:
Matia Simovich, Xarah Dion, Éloïse & Nicholas

©℗2019 Automelodi. Under exclusive license to Holodeck Records.

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